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Quel est mon morphotype ?

Le morphotype faut parler de lui depuis les années. Même s’il est aujourd’hui fortement critiqué, on vous le dit : NON, le morphotype n’est pas une connerie. Mais, son existence est peut-être plus complexe qu’une simple catégorisation en 3 groupes…

Dans cet article

  1. Qu’est-ce qu’un morphotype ?
  2. Quel est mon morphotype ?
    1. Ectomorphe
    2. Endomorphe
    3. Mésomorphe
  3. Le morphotype existe-t-il vraiment ?

Qu’est-ce qu’un morphotype ?

Le morphotype est une classification des caractéristiques physiques définit dans les années 40 par le psychologue William Sheldon. Sur la base de l’étude de tissus embryonnaire, il a développé une théorie permettant faire le lien entre caractéristiques physiques et traits de personnalité.

Ces caractéristiques auraient une influence directe sur la silhouette, le potentiel de développement musculaire et la propension à stocker ou à perdre de la masse grasse. Connaître son morphotype est important lorsque l’on pratique la musculation puisque celui-ci va influence le régime alimentaire mais aussi le type d’entrainement qu’il faudra suivre pour atteindre ses objectifs.

Pour établir sa théorie Sheldon s’est concentré sur l’analyse de trois tissus embryonnaires impliqués dans le développement des organes. Il a donc analysé :

  • l’endoderme : permet le développement du système digestif,
  • le mésoderme : lié au développement des muscles, du cœur et du système circulatoire,
  • l’ectoderme : chargé du développement du système nerveux et du cerveau.

Même si la théorie de Sheldon n’a pas eu beaucoup de succès auprès des scientifiques, elle a eu un énorme retentissement dans le milieu du sport et du fitness. Connaître son morphotype permet alors de développer un programme alimentaire et un programme d’entrainement adapté au métabolisme de chaque personne.

Aujourd’hui, même le milieu sportif remet en question cette théorie, on essaiera de t’expliquer pourquoi plus tard.

Quel est mon morphotype ?

morphotype ectomorphe

Ectomorphe

La caractéristique principale de ce morphotype est la maigreur. L’ectomorphe possède une ossature très fine, des épaules et un bassin étroits et un métabolisme très actif. Cette dernière caractéristique en fait un grand consommateur de calorie. Il brûle facilement et rapidement ce qu’il mange et stock donc très peu de graisse. Pour lui la perte de poids n’est pas un problème, mais la prise de poids et de muscles en sont un.

Programme d’entrainement

L’entrainement idéal pour l’ectomorphe est basé sur l’intensité et non sur la durée. Pour développer sa masse musculaire, ce morphotype doit favoriser les entraînements avec des charges lourdes, de moins de 45 minutes. 6 à 8 répétitions, avec des temps de repos assez long  de 3 à 5 minutes seront parfaits pour lui. Pour sculpter sa silhouette il devra mêler exercices de bases et d’isolation. Les entrainements cardio sont à éviter et une grande attention devra être portée à l’alimentation.

Programme alimentaire

La règle de base sera de manger le plus possible, mais intelligemment ! L’ectomorphe doit multiplier les repas, il peut en faire jusqu’à 5 par jour et ne doit pas hésiter à se forcer un peu à manger. Plus de 50% des calories consommées devront être issues des glucides, 25-30% des protéines et 20-25% des lipides. Si besoin, ce morphotype peut utiliser des gainers et complément alimentaire pour augmenter plus facilement son apport calorique.

morphotype endomorphe

Endomorphe

Les endormorphes sont le parfaits opposé. Ils possèdent généralement un corps bien charpenté mais dodu. Doté d’un métabolisme lent, il est fortement sujet à prendre du gras et voit son poids augmenter facilement. Dans son cas, la prise de muscle et de poids et très simple mais le stockage des graisses empêche une belle définition musculaire. La perte de poids est par contre beaucoup plus compliquée.

Programme d’entrainement

L’endomorphe doit privilégier les entraînements qui permettent de brûler beaucoup de calories.  Les mouvements polyarticulaires et les circuits training sont les plus recommandés pour ce morphotype. Il peut favoriser les séances longues, avec une charge légère avec des temps de pause assez court (2 minutes). La pratique du HIIT et des activités cardiovasculaires sont conseillées pour  favoriser la perte de poids.

Programme alimentaire

L’alimentation sera une part importante du programme d’un endomorphe. Ce morphotype doit étaler son apport calorique au cours de la journée afin de ne pas trop stocker et de booster son métabolisme. Il peut alors réaliser 6 à 8 petits repas par jour. 45% de ses apports caloriques doivent provenir des protéines, 35% des glucides de préférence à IG bas et de 20% des lipides.

morphotype mesomorphe

Mésomorphe

Pour finir, le mésomorphe, le morphotype parfait, juste milieu entre les deux. Il possède une forte ossature, une masse musculaire naturellement développée et un métabolisme réglé comme du papier à musique. Cependant, il doit quand même rester prudent sur son alimentation s’il ne veut pas prendre de gras. Le mésomorphe présente généralement une morphologie en V avec des épaules larges et une taille fine.

Programme d’entrainement

Le mésomorphe est assez libre de ses entraînements, il peut varier les exercices de force en série courte pour développer sa masse musculaire et les entraînements longs avec des charges légères pour éviter le gras. Il peut organiser ses programmes sur la base d’exercices polyarticulaires puis s’entrainer en isolation pour les muscles au développement plus lent. Il peut également s’accorder quelques entrainements cardio pour éviter la prise de masse grasse.

Programme alimentaire

Ce morphotype peut généralement ce qu’il veut tant qu’il conserve un bon équilibre dans son alimentation et qu’il n’abuse de rien. 55% des calories qu’il absorbe devront être issues de glucides mais il doit éviter les IG élevés, 30% des protéines et le reste proviendra des lipides.

Le morphotype existe-t-il vraiment ?

La classification des morphotypes est aujourd’hui largement critiquée et leur existence est remise en question.

La première raison de cette remise en question est que la théorie du docteur Sheldon n’avait absolument pas pour but de définir le potentiel physique de personnes et leur capacité sportive mais de faire un lien entre des caractéristiques physiques et des traits de personnalité. On est donc sur une étude de psychologie et non sur une étude sportive.

Autre point, comme cette théorie n’a pas fait grand bruit dans le monde scientifique, très peu de chercheurs se sont intéressés aux morphotypes et aucune validation empirique n’existe.

Cependant, d’autres études sportives cette fois-ci, montrent le lien entre certaines caractéristiques physiques et les performances futures dans une pratique sportive. La science du sport a mis en avant des profils morpho-anatomiques pour orienter au mieux des athlètes à fort potentiel.

morphotype Heath & Carter

Heath et Carter ont recréé quelques années plus tard une nouvelle méthodologie permettant d’analyse le morphotype d’un individu sur la base de mesures corporelles. Leur formule analyse le morphotype en 3 chiffres allant de 1 à 7 et prenant en considération les caractéristiques des 3 morphotypes de bases : endomorphe, mésomorphe, ectomorphe. Ainsi, si un individu obtient un score de 1, 7, 1, il est considéré comme mésomorphe extrême.

L’avantage de cette nouvelle méthodologie est qu’elle apporte plus de nuance dans la classification puisque l’individu peut partager des caractères des 3 morphotypes. Sur cette nouvelle base, il est alors possible d’adapter l’entrainement aux caractéristiques morpho-anatomiques pour atteindre ses objectifs.

Si on résume, la réponse est donc oui, les morphotypes existent mais dans une dimension bien plus nuancée que celle qui avait été définie par le Dr. Sheldon dans les années 40. Personne ne sera à 100% liée à un morphotype. Chaque individu sera le mélange d’un grand nombre de facteurs qui évolueront dans le temps avec l’âge, l’alimentation et le mode de vie.